Le Chemin des Douaniers

En arrivant à la plage de Nauzan. Photo MICRO-MEDIA

La surveillance des mers contre les incursions des Vikings, aux IXe et Xe siècles, entraîne la construction de forteresses sur les hauteurs, confiées à des hommes d’armes qui accaparent la fonction et la rendent héréditaire. Ainsi naissent les seigneuries de Châtelaillon, Rochefort, Soubise, Mornac, Didonne, Mortagne, Oléron, où l’on voit s’élever les premiers châteaux forts, ainsi que le château comtal de Broue. Au fil du temps, cette surveillance et cette défense des côtes sont assurées par les populations côtières réquisitionnées en cas de conflit. Celles-ci sont également tenues de partager avec le seigneur les biens récupérés sur les navires échoués. Une enquête de 1551, relative à la création d’un port à Royan, souligne les attaques des ennemis du Royaume, en temps de guerre – Anglais, Espagnols, Portugais -, les incursions des brigands et des écumeurs, en temps de paix, et en permanence, les dangers des tempêtes, la violence du vent et l’invasion des sables, autant de risques justifiant la surveillance des côtes.

Promenade sous les yeuses au XIXe. Coll G. Binot

Au XVIIe siècle, les agents de la Ferme (le service des impôts de l’époque) surveillent le rivage contre les contrebandiers espagnols et basques et les vaisseaux anglais venus chercher les protestants (huguenots) contraints à l’exil du fait des persécutions religieuses. Depuis la falaise de Terre nègre à la Grande Côte (St-Palais-sur-Mer), jusqu’à Meschers, c’est l’origine du « chemin des Douaniers ». A Saint-Palais-sur-Mer, la plage s’est longtemps appelée « la plage du Bureau », en référence au « bureau des Fermes », devenu plus tard « la maison des Douanes ».

Dans les années 60. Coll. D. Lesueur.

Textes Daniel Lesueur
Ville de Vaux-sur-Mer – MICRO-MEDIA 2012